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Mar
Immobilier

Investir en immobilier à l’abri de l’impôt sur la fortune immobilière

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Les foncières cotées en Bourse constituent une exception dans la famille des produits dits de la pierre-papier. Contrairement aux SCPI et aux OPCI, ces titres sont exclus de l’assiette soumise à l’Ifi (Impôt sur la fortune immobilière). Un privilège qui devrait inciter certains contribuables à redécouvrir les atouts de ces titres boursiers.

La bonne nouvelle est venue de l’adoption d’un amendement déposé une dizaine de jours avant le vote définitif de la loi de finances pour 2018. Le texte, dans son article 972 ter, exclut du champ de l’Ifi (impôt sur la fortune immobilière) les actions des Sociétés d’investissements immobiliers cotées (SIIC). Également dénommées « foncières cotées », ces titres sont exonérés d’Ifi à condition toutefois que le redevable et les membres de son foyer fiscal détiennent directement ou indirectement (via une société dans laquelle ils sont majoritaires) moins de 5 % du capital et des droits de vote de chaque SIIC.

La liquidité d’une action avec une moindre volatilité

Voilà une exception notable car les autres placements de la pierre papier – les SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier) et les OPCI (Organismes de placement immobilier) – sont quant à eux exclus de cette exonération. De quoi donner à certains le goût de s’intéresser aux foncières cotées qui ne manquent pas d’atouts en permettant notamment de profiter du mariage heureux entre Bourse et immobilier.

 

Les foncières cotées ont pour objet de constituer un patrimoine immobilier, souvent des bureaux, des locaux d’activité et des centres commerciaux, dont elles assurent la gestion locative. Actions cotées, elles n’échappent certes pas à l’influence des marchés boursiers, mais, en général, affichent une moins grande sensibilité aux tendances des marchés que les autres actions exposées plus directement à la conjoncture économique et financière. Ainsi, le souscripteur bénéficie de la liquidité offerte par un titre coté au jour le jour et d’une moindre volatilité boursière, liée à la meilleure stabilité du marché immobilier.

Des titres à fort rendement

Les SIIC se révèlent très rentables sur le long terme. Contrepartie d’un régime fiscal dérogatoire qui les exempte d’impôt sur leurs bénéfices, elles sont contraintes par la loi de redistribuer à leurs actionnaires au moins 85 % des loyers et 50 % des plus-values engrangées sur les cessions de leurs biens. Ce qui en fait des actions procurant un rendement appréciable à leurs détenteurs. Une option pour diversifier son patrimoine immobilier à reconsidérer avec son conseiller.

 

Il n’est malheureusement plus possible de les détenir sur un PEA (plan d’épargne en actions) pour défiscaliser dividendes et plus-values perçus sur ces titres. Leur achat se fera donc nécessairement sur un compte-titre ordinaire. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux…

 

 

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