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Mai
Fiscalité

2018 : année fiscale blanche pour ceux qui partent à la retraite

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Grâce à l’annulation de l’impôt relatif aux revenus non exceptionnels perçus en 2018, tous ceux qui peuvent prendre leur retraite d’ici le 31 décembre 2018 ont intérêt à le faire. Surtout s’ils perçoivent des salaires confortables.

Pour que les contribuables ne paient, au cours de l’année 2019, non seulement l’impôt sur leurs revenus de 2018 mais aussi le prélèvement à la source sur leurs revenus de 2019, un crédit d’impôt le crédit de modernisation du recouvrement (CIMR), crédit exceptionnel – – annulera l’impôt relatif aux revenus non exceptionnels perçus en 2018. Une année idéale pour faire valoir ses droits à la retraite.

Si pour la plupart des contribuables qui gagnent la même chose d’une année sur l’autre, 2018 n’aura pas d’impact particulier (l’impôt annulé sera remplacé par un impôt de même montant), en revanche, pour ceux qui vont être confrontés à une diminution de leurs revenus, notamment à l’occasion de leur départ en retraite, cette année de transition (2018) est une véritable aubaine.

Dans le système actuel, lorsqu’ils font valoir leurs droits à la retraite, les nouveaux rentiers doivent acquitter, l’année où ils se retrouvent à la retraite, l’impôt dû sur les revenus de leur dernière année d’activité. Grâce à l’entrée en vigueur du prélèvement à la source, l’impôt sur les revenus de leur dernière année d’activité sera annulé. À la place, ils devront payer un impôt sur leurs pensions de retraite, qui par définition seront moins élevées que leurs revenus d’activité. En conséquence, tous ceux qui sont encore en activité mais qui ont déjà 62 ans ou qui vont fêter leur 62ème anniversaire cette année, doivent dès aujourd’hui s’interroger sur l’opportunité de faire valoir leurs droits à la retraite pour profiter de cette année blanche. L’idéal est de partir en fin d’année, pour que la retraite prenne effet au 1er janvier 2019. Les gagnants seront ceux dont l’écart entre leurs derniers revenus d’activité et leur pension de retraite est le plus élevé : cadres supérieurs, indépendants et professions libérales, dont le taux de remplacement est le plus faible.

Et l’imposition de la prime de départ à la retraite ?

Autre intérêt de cette stratégie : s’ils partent à la fin de l’année et perçoivent leur prime de départ en retraite avant le 31 décembre 2018, celle-ci sera considérée comme un revenu exceptionnel, non effacé par le CIMR, et donc imposable en 2019. Mais grâce au CIMR, elle sera imposée moins lourdement qu’en temps normal puisqu’elle sera soumise au taux moyen d’imposition au lieu d’être imposée au taux marginal.

 

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