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Fév
Investissements

Voiture de collection : un investissement plaisir

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2'10

Le charme des voitures anciennes nourrit un marché sur lequel les prix s’envolent. Des modèles sont disponibles pour tous les budgets. Mais la plus-value n’est jamais certaine pour ce qui doit avant tout rester un achat passion.

Au cours de la décennie précédente, l’intérêt pour les voitures de collection a fortement progressé. Selon le Luxury Investment Index de Knight Frank (société britannique à l’origine d’un indice classant des produits de luxe : art, vins, véhicules de collection), ce sont les voitures anciennes qui affichent la plus forte croissance du marché des biens de luxe (+ 362 %). Cet engouement pour les vieilles carrosseries s’est accompagné d’une envolée des prix, multipliés en moyenne par 3,5 au niveau international si l’on se réfère au baromètre de l’Historic automobile group international. En France, on compte 230 000 propriétaires de voitures de collection d’après la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE). Ils seront sans doute nombreux à fréquenter les allées du salon Retro Mobile, qui ouvre les portes du 6 au 10 février à Paris, Porte de Versailles, pour sa 44ème édition.

De quelques milliers d’euros à quelques millions

Réglementairement parlant, un véhicule obtient le statut d’objet de collection 30 ans après sa mise en circulation, la carte grise pouvant alors signaler la mention « voiture de collection » à la demande de son propriétaire. Quel budget prévoir pour acquérir un petit bijou empreint d’un charme désuet ? Il débute à quelques milliers d’euros pour atteindre des sommes astronomiques. Ainsi, comptez environ 6 000 € pour une Citroën 2 CV de la fin des années 1960 ou 50 000 € pour une Porsche 993 du début des années 1990, mais le prix des modèles très rares peut s’envoler jusqu’à 70 millions d’euros tel celui de cette Ferrari GTO de 1963 ayant changé de mains l’an passé en Suisse.

Un achat plaisir avant tout

En dépit d’un marché porteur, la recherche de la plus-value ne doit pas être la motivation première de l’acquéreur car elle reste toujours incertaine. Une voiture de collection s’acquiert d’abord pour son plaisir. Seuls les collectionneurs les plus aguerris sauront sélectionner les modèles recelant un potentiel de valorisation. Il est certes lié à la rareté du véhicule, mais aussi aux effets de mode. Il faut encore savoir apprécier avec justesse l’état du véhicule et le budget nécessaire à sa restauration éventuelle.

Quelques précautions avant de craquer

Pour limiter les risques de dévalorisation, il est conseillé d’éviter les motorisations Diesel qui ont désormais tendance à être boudés également pour les voitures anciennes. On préférera un modèle en parfait état d’origine qu’un autre beaucoup moins cher à restaurer, la facture des travaux pouvant s’avérer extrêmement élevée, dépassant souvent le prix d’achat. Enfin, un dossier présentant clairement l’historique d’entretien et de réparations de la voiture, factures à l’appui, est toujours préférable. Le vendeur est, par ailleurs, tenu de fournir à l’acquéreur un certificat de contrôle technique datant de moins de 6 mois.

 

Pour en savoir plus

www.ffve.org 

www.retromobile.fr

 

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